Ouest France : L’atelier est la référence pour bichonner les Venturi

2 Nov 2015 | Actu | 0 commentaires

A Fay-de-Bretagne, Extrême-Limite entretenait les voitures construites par le passé à Couëron. L’entreprise vient d’acquérir le stock de pièces. Des collectionneurs du monde entier la sollicitent.


Tony Boulet (à droite) et Antoine Delamare, les deux spécialistes Venturi. | FRANCK DUBRAY

Le client réside à Abu Dhabi. Il possède six Venturi de collection. Toutes fabriquées à Couëron. Pour l’entretien, il a contacté Tony Boulet. Ce dernier connaît l’historique de chacune de ces voitures de sport. Il pourrait les démonter et les remonter les yeux fermés. Dans les années 1990, c’est lui qui réglait les Venturi sortant de l’usine de Couëron. Il les essayait sur le circuit de Fay-de-Bretagne, près de Nantes. Puis, avant livraison, reprenait tous les détails.

À la fermeture de l’usine, Tony Boulet est venu entretenir les Venturi de l’école de pilotage basée sur le circuit de Fay-de-Bretagne. C’est ainsi qu’est née l’activité entretien de véhicules de sport d’Extrême-Limite.

4 700 références à portée de main

Très vite l’atelier s’est fait un nom, bien au-delà des frontières. Deux raisons à cela. Tony Boulet, son savoir-faire, sa minutieuse connaissance de chacune des voitures. Et puis Patrice Roussel, la référence compétition. Le patron, ancien pilote, a couru au Mans (1993), en catégorie GT, au volant d’une Venturi 500 LM. Et il a participé au développement des voitures.

Aujourd’hui, il reste 600 à 650 Venturi, estime Tony Boulet. Très recherchées, elles sont propriété de collectionneurs du monde entier. Les commandes de pièces et les demandes de conseil proviennent des USA, d’Irlande, etc. L’atelier voit déjà passer une quarantaine de voitures par an. Avec l’arrivée du stock de pièces, il passe à la vitesse supérieure.

Après le rachat de la marque, en 2000, par l’homme d’affaires monégasque Gildo Pastor, plusieurs semi-remorques de pièces, moules, éléments de carrosserie prirent la route pour Monaco. Puis les pièces détachées sont revenues à Sablé-sur-Sarthe. C’est là que le nouveau propriétaire s’était lancé dans la construction de véhicules électriques, équipant en particulier des voitures pour La Poste.

Les propriétaires de Venturi et l’entreprise de Fay-de-Bretagne doivent une fière chandelle à Alain Poulain, qui dirigeait alors l’usine du Maine. Avant disparition de l’activité sarthoise, le directeur a joué un rôle essentiel dans le rachat par Extrême-Limite de tout le stock de pièces et éléments Venturi. Cette acquisition change tout pour Tony Boulet, assisté d’Antoine Delamare. L’essentiel des 4 700 références Venturi est désormais à portée de main.

« Cela nous amène de nouveaux clients, rassure les propriétaires, permet de les fidéliser », constate Jean-Luc Tertrin, le directeur financier d’Extrême-Limite. Il attend une progression de 30 % de l’activité entretien. L’atelier de Fay-de-Bretagne, à 18 km de l’ancien lieu de naissance des voitures, est devenu la référence mondiale pour les propriétaires de Venturi.

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